La situation en Iran est toujours tendue ce dimanche. Les informations que nous vous donnions cette nuit lors de notre couverture spéciale ont été confirmées ce matin par les agences de presse. Plusieurs leaders du courant réformiste ainsi que des journalistes ont été arrêtés.
Les informations provenant de l’Iran sont de plus en plus difficiles à obtenir, les visas pour les journalistes étrangers ont été suspendus, deux journalistes de Radio France ont été obligés de repartir pour la France. Les réseaux téléphoniques et Internet sont toujours perturbés, voir entièrement coupés selon certaines sources. Quelques twiterrers locaux parviennent cependant à se connecter par d’autres moyens.
A midi et toujours grâce à Twitter on a appris que des manifestations se tiennent, ici ou là dans la capitale iranienne, et notamment devant l’agence de presse officielle iranienne. IRNA. Par ailleurs d’après la BBC des manifestants seraient à l’intérieur même de ses locaux.
Cette nuit les gardiens de la révolution se seraient rendus dans les hôpitaux de Téhéran pour venir arrêter les blessés.
Des gaz lacrymogènes seraient lancés sur la foule pour tenter de la disperser.
La police n’hésite pas non plus à attaquer la foule à coups de matraques. Selon des témoins, on aurait même vu des tanks dans les rues de Téhéran.
Le président Ahmadinejad vient tout juste de tenir une conférence de presse, dans laquelle il défend le résultat de la présidentielle Iranienne et parle d’une victoire pour tout le pays. Selon lui, le vote a été totalement libre, contrairement, ajoute-t-il, aux élections dans les pays occidentaux. Il accuse la presse étrangère de falsifier ses informations. Il parle d’un peuple iranien soumis à la “propagande” et manipulé par “une poignée d’individualités” alors que se multiplient les accusations de fraude.
On nous informe qu’à l’université de Sharif, 120 à 150 professeurs ont démissionnés, alors que de violents affrontements y ont lieu. A l’université d’Ispahan, qui est en feu, la police a attaqué aux alentours de 13 heures les dortoirs des étudiants.
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