Dans sa toute dernière note de conjoncture trimestrielle publiée aujourd’hui, l’Institut national de la statistique table, comme Bercy, sur une récession de 3% en 2009 et prévoit le retour de la croissance très progressivement. L’institut tablant que la consommation des ménages continuera de résister avec une progression de 0,7% sur l’ensemble de l’année, grâce à une hausse de 1,1% du pouvoir d’achat des ménages, permise grâce à la désinflation et aux mesures prises par le pouvoir en faveur des ménages modestes.
Du coup, l’INSEE voit le produit intérieur brut se contracter de 0,6% au deuxième trimestre, moitié moins que sur les trois premiers mois de l’année, prévision très proche de celle de la Banque de France. En fait, le plus gros de la crise serait déjà passé, il aurait eu lieu dans le dernier trimestre de l’année 2008 où le PIB s’était contracté de 1,5%. L’institut prévoit une décroissance de 0,2% au troisième trimestre 2009 puis une stabilisation sur les trois derniers mois de l’année. La note de conjoncture n’exclut pas non plus un retour plus rapide de la croissance. Mais tout dépendra de la santé du marché de l’emploi.
L’INSEE prévoit 700.000 destructions d’emplois dans les secteurs principalement marchands, un chiffre record qui ramènerait l’emploi salarié à son niveau de l’an 2000. Le taux de chômage en France métropolitaine grimperait ainsi à 10,1% en fin d’année, une hausse de 2,5 points en un an.